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Entretien : Alexandre Malsch

, co-fondateur et directeur général de meltygroup
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29 données par seconde pour adapter nos contenus


Entretien : Alexandre Malsch

, co-fondateur et directeur général de meltygroup
jeudi 02 avril 2015
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Melty.fr a 7 ans. Le groupe de médias, leader de la culture jeune, atteint l'âge de raison. Son fondateur, Alexandre Malsch, 30 ans cette année, souhaite franchir une nouvelle étape et lance une levée de fonds estimée entre 10 et 15 millions d'euros, pour poursuivre le développement international et produire de nouveaux contenus.

Les chiffres clés - 2008 : lancement de melty.fr
- 13 magazines de divertissement pour les 12-17 ans et les 18-30 ans
- 10 langues de diffusion dans 30 pays
- 6,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014
- + de 100 salariés
- 26 millions de visites comptabilisées en septembre 2014 sur les sites de meltygroup
Alexandre Malsch - co-fondateur et directeur général de meltygroup
Bio express Né le 11 mai 1985, à Lyon, Alexandre Malsch conçoit à 15 ans le premier site d'information destiné aux jeunes. Durant ses études d'ingénieur en informatique à l'Epitech (European Institute of Information Technology) du Kremlin-Bicêtre, il met au point avec un autre étudiant, Jérémy Nicolas, une technologie permettant d'identifier, en temps réel, les sujets tendance sur un site. Sur cette base, il lance, en 2008, melty.fr. En 2012, il réalise une levée de fonds de 3,6 millions d'euros auprès de Serena Capital et de cinq entrepreneurs, Marc Simoncini, Pierre Chappaz, Nicolas Plisson, Frédéric Raillard et Farid Mokart. De mai 2011 à juillet 2012, il siège au conseil national du numérique, en tant que vice-président.

Son twitter : @netmad
Diriez-vous que l'analyse de la data constitue l'ADN de melty ?
Alexandre Malsch : « Notre travail consiste à trouver les sujets qui intéressent nos lecteurs. Ce qui nécessite d'analyser de la donnée. Nous collectons les smart datas en temps réel grâce à Shape, un algorithme qui fonctionne comme une raffinerie. La data est le pétrole du numérique. Nous analysons cette matière première, constituée de chiffres, de graphiques, de courbes et d'indices. Cette data vient de melty. Ce sont nos données, nos contenus qui nous permettent de savoir si nos lecteurs considèrent que nous avons choisi le le bon moment, le bon angle pour parler des sujets qui les intéressent et si nous en parlons bien. Nous recueillons 29 données, anonymes, par seconde, qui assemblées et combinées nous permettent d'affiner nos contenus. Nous avons, par exemple, les moyens de savoir que 70% de nos articles sont lus jusqu'au bout, à une époque où on dit que les jeunes ne lisent plus. »
Comment définissez- vous la touche melty ?
A.M. : « Nous l'appelons « melty feeling ». C'est la ligne éditoriale, définie par Olivier Levard, directeur des rédactions de meltygroup : des passionnés s'adressent à des passionnés. Cette ligne peut se partager à travers le monde, actuellement en dix langues dans trente pays. En France, un jeune sur trois nous lit, un sur six en Italie, un sur cinq en Espagne. Nous avons la chance d'avoir un vrai support global qui diffuse depuis Paris des contenus intéressants partout dans le monde. C'est la première fois dans l'histoire des médias en France et nous sommes le premier media de la youth culture. Nous avons 1 080 exclusivités par mois, souvent des exclusivités mondiales. Nous sommes l'équivalent de MTV pour notre génération. Depuis le Kremlin-Bicêtre, sur le campus de l'Epitech, nous touchons 27 millions de jeunes à travers le monde. Il n'y a pas besoin d'être aux Champs-Elysées pour rayonner. Les groupes musicaux internationaux viennent ici un ou deux mois avant d'aller sur les grandes chaînes de télévision et sur les grandes radios. »
En matière de publicité, pourquoi privilégiez-vous le native advertising ?
A.M. : « Le native représente 60% de notre chiffre d'affaires par rapport au format classique, une belle performance ! Nous proposons une offre différente en imaginant des contenus qui créent du brand love sur le long terme pour une marque, autour d'une communauté. Notre travail est d'informer les jeunes, personne ne le fait et nous le faisons bien, c'est ce qui fait la force de melty. Cette année, 200 marques nous ont fait confiance, car elles savent qu'elles peuvent, avec nous, s'adresser aux jeunes de façon cool, dans un écosystème qualificatif. »
Vous procédez actuellement à une nouvelle levée de fonds, que vous espérez réaliser d'ici l'été prochain. Pour quoi faire ?
A.M. : « Nous avons déjà effectué une première levée en 2012 avec le fonds d'investissement Serena Capital, qui nous soutient, et nous avons assuré la rentabilité de melty en France. Grâce à nos techniques, nous pouvons déployer le melty feeling dans n'importe quel pays du monde : en portugais, en tchèque, en turc, en arabe, en allemand... Nous nous sommes développés à l'international de façon empirique, nous avons construit l'entreprise petit à petit, nous allons renforcer l'existant, la qualité et l'offre notamment vers l'Angleterre, le Brésil, l'Espagne et les pays arabes. Nous voulons faire davantage de live vidéo. Il y a un engouement de la nouvelle génération pour la vidéo, pour des contenus qui tiennent à la fois de l'émission de télévision, de la libre antenne radio et du tchat. Nous avons actuellement deux live par jour sur les jeux vidéo, à 18 heures et 21 h30. Nous en envisageons, au total, cinq en parallèle, sur l'environnement culinaire, qui plaît beaucoup, la mode, le sport. Enfin, nous développerons le mobile. Nous sommes actuellement le leader français sur mobile pour les jeunes. Nous avons en moyenne 55% de lecteurs sur mobile, plus de 50% en France, mais 69% en Italie. Nous créerons un nuage d'appli, autour de l'appli principale, pour rendre des services à nos lecteurs. Par exemple une appli spécifique au réveil qui donnera le meilleur du meilleur de l'actu. »
Quels moyens, humains et techniques, envisagez-vous mettre en œuvre ?
A.M. : « L'année dernière, nous avons multiplié par deux le nombre de salariés. Nous avons effectué cinquante-cinq recrutements en CDI. Cette année, nous créerons douze postes d'ici juin avec pour objectif de totaliser vingt-cinq embauches d'ici la fin de l'année, de toutes sortes de profils. Nous allons progresser en matière d'algorithme, de technique, de plateforme, c'est pour nous un changement d'étape. Nous continuerons de produire tous nos contenus vidéo en interne, en développant le live. Les melty Future Awards, qui récompensent les jeunes talents, sont à ce titre exemplaires. Leur diffusion, en direct, a eu un impact mondial. MFA a même été trending topic sur Twitter. »
Quelle est votre stratégie de développement ?
A.M. : « Notre parti pris est de nous développer depuis la France. Il se passe des choses en France, grâce notamment au soutien de Bpifrance, la banque publique d'investissement, et de Nicolas Dufourcq, pour qui les médias sont un secteur clé dans l'innovation. On peut faire de belles choses depuis la France. C'est un village culturel. Nos rédacteurs en chef étrangers sont ici. Ils sont même hébergés dans nos murs. C'est un des problèmes, car il est difficile pour un jeune, même en CDI, de trouver un logement. »
Comment misez-vous sur les réseaux sociaux ?
A.M. : « Il y a des centaines de milliers de posts par mois sur les comptes melty des réseaux sociaux : Facebook, Twitter Snapchat... Nous les utilisons dans des temporalités différentes, selon la forme du message et les besoins. Ce qui nous permet de nous adresser aux lecteurs différemment. Tous les canaux de distribution nous intéressent, comme YouTube. Fin mars, nous avons diffusé, en direct, « SnapTrip London », une façon inédite de découvrir Londres en suivant quatre acteurs dans des univers et des communautés divers. C'était la première web-série réalité et nous l'avons produite pour Snapchat. »
Ses indispensables Votre device fétiche ?
Mon Microsoft Surface Pro. C'est un vrai PC, autonome, léger, il pèse 800 grammes. Son clavier a des vraies touches, il est amovible quand on l'ôte, on dispose d'une véritable tablette.

Votre réseau social favori ?
Twitter, je suis inscrit depuis 2008. Nous formions à l'époque une petite communauté d'une trentaine de personnes. Et Snapchat aussi, c'est très amusant.

Votre donnée la plus précieuse ?
Le mot de passe de mon compte EverQuest II.
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